Il s'agit du chapitre de Mizan ul-Haqq de Karl Gottlieb Pfander, relatif aux soidisantes prophéties de Mahomet dans l'Ancien Testament. Je pense qu'avec l'article Mahomet dans la Torah, cela fournie une bonne réponse à ce mensonge. Vous pouvez télécharger et lrie son livre ici:
http://jesusmarie.free.fr/islam_karl_pfander_mizanu_l_haqq_l_equilibre_de_la_verite.doc
Mizan ul-Haqq de Karl Gottlieb Pfander:
Nous allons maintenant passer à l'examen des principaux passages de l’Ancien Testament dans lesquels nos frères musulmans affirment trouver des prédictions relatives à Mahomet.[1]
1. Genèse 49, 10 [[« Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne Shiloh ; c’est à lui que les prophètes obéiront »]]. Les musulmans affirment que ce verset se rapporte à Mahomet, en particulier du fait que « Juda », au verset 8 [[« Toi, Juda, tes frères te loueront »]], vient d'un verbe qui signifie « louer », tout comme le nom de « Mahomet ».
Cependant, le contexte montre que Shiloh devait naître parmi les descendants de Juda. Mahomet appartenait à la tribu arabe des Quraïsh. Il n'était pas juif. Par conséquent, ce passage ne peut pas se rapporter à lui. En outre, le sceptre s’était éloigné de Juda plus de 550 ans avant la naissance de Mahomet ; et il n'y a aucun rapport possible entre le verbe « louer » qu’on trouve au verset 8 et le verbe arabe hamada (حَمَدَ). Les commentateurs juifs expliquent que Shiloh est un titre du Messie, et le Targoum samaritain le laisse entendre également. Jésus est né de la tribu de Juda, et nombreux sont déjà les Gentils qui en sont venus à lui obéir.
2. Deutéronome 18, 15. 18 [[« Yahweh, ton Dieu, suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète tel que moi : vous l’écouterez. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète tel que toi ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. »]] Les musulmans affirment avec force que le prophète promis ne devait pas paraître parmi les Israélites (l’expression : « du milieu de toi », au verset 15, ne se trouve ni dans la Septante, ni dans le Pentateuque samaritain, ni dans Actes 43, 22) mais parmi leurs « frères » les Ismaélites (comparer Genèse 25, 9. 18) ; ils affirment en outre qu'aucun prophète de ce genre ne s’est levé parmi les Israélites (cf. Deutéronome 34,10 [[« Il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse »]]) ; que Mahomet avait de nombreux points communs avec Moïse : par exemple, tous deux furent élevés dans la maison de leurs ennemis, sont apparus parmi des idolâtres et furent au départ rejetés par leur propre peuple avant d’être acceptés par lui ; chacun d’eux a donné une loi, a fui devant ses ennemis (Moïse à Madian, Mahomet à Médine, deux noms qui ont le même sens) ; ils ont tous deux livré des batailles contre leurs ennemis, ont opéré des miracles et, après leur mort, ont rendu leurs disciples capables de conquérir la Palestine.
En réponse à cela, nous pouvons dire que Deutéronome 34, 10 ne se réfère qu'à l'époque à laquelle ce verset fut écrit, et aussi que les mots : « Il ne s’est plus levé en Israël de prophète semblable à Moïse » impliquent l’attente de la venue d'un tel prophète « en Israël » et non pas en dehors. Les mots « du milieu de toi » sont presque certainement authentiques, s’il est vrai par ailleurs que ce verset serait tout aussi clair s’ils ne s’y trouvaient pas. Certes, Ismaël était le demi-frère d'Isaac ; pourtant, si l'on peut dire que les Ismaélites étaient les « frères » des Israélites, il est plus juste encore de dire que les membres des différentes tribus israélites étaient « frères » entre eux (comparer la sourate 7, Al A'raf, verset 83 [[DM 85]] : « leur frère Chu’aïb »[2]). Ce même livre du Deutéronome dit effectivement que les Israélites sont des « frères » les uns des autres, par exemple aux chapitres 3, 18 ; 15, 7 ; 17, 15 ; 24, 14. En Deutéronome 17, 15, nous trouvons un passage exactement parallèle qui se réfère à la nomination d'un roi : « Tu mettras sur toi un roi que Yahweh, ton Dieu, aura choisi ; c'est du milieu de tes frères que tu prendras un roi, pour l'établir sur toi. » La plupart des royaumes d'Europe, sinon tous, sont gouvernés par des rois qui appartiennent à des familles d'origine – immédiate ou lointaine – étrangère ; mais, dans toute l'histoire, il n'est jamais mentionné que les Israélites aient pris un étranger pour roi. Si l'explication musulmane de l'expression : « d’entre tes frères », en Deutéronome 18, 18, est correcte, les Israélites seraient donc allés chercher des Ismaélites pour en faire leurs rois – ce qu’ils n’ont pas fait, parce qu’ils comprenaient fort bien leur propre langue. Quel est le musulman qui, si on lui disait d’aller chercher l'un de ses « frères » pour que lui soit attribué un poste important, déciderait que cela exclut les membres de sa propre famille et qu'il doit trouver un homme dont les ancêtres étaient apparentés aux siens plusieurs centaines d'années auparavant ? En outre, la Torah dit clairement qu'aucun prophète ne viendrait jamais d’Ismaël car c'est avec Isaac que Dieu avait conclu une alliance, et non avec Ismaël (cf. Genèse 17, 18-21 ; 21, 10-12). En outre, le Coran dit à plusieurs reprises que la fonction prophétique a été confiée à la descendance d'Isaac (sourate 29, Al Ankabut, verset 27 ; sourate 45, Al Fathiyyah, verset 15). Le prophète promis devait être envoyé à Israël ; mais Mahomet a affirmé avoir été envoyé aux Arabes, chez qui il était né.
Quant à la ressemblance avec Moïse, Deutéronome 34, 10-12 nous précise les deux points sur lesquels les Israélites devaient trouver, chez le prophète à venir, une ressemblance avec Moïse : (1) une connaissance personnelle de Dieu, et (2) « des signes et des miracles ». Pour ce qui est du premier point, n’existe-t-il pas une tradition selon laquelle Mahomet a dit : « Nous ne T'avons pas connu dans la vérité de Ta connaissance (ou : comme Tu devrais être connu) » ? Quant aux « signes et miracles »[3], le Coran nous dit que Mahomet n'avait pas reçu le pouvoir d'opérer des miracles[4] (sourate 17, Al Asra', verset 61 [[MK : « Rien ne nous aurait empêché de t’envoyer avec le pouvoir des miracles »]] ; voir les commentaires de Baidhawi et d'Abassi sur les sourates 2, 112 ; 6, 37. 57. 109 ; 7, 202 ; 10, 21 ; 13, 8. 30 ; 29, 49-50). Quant aux points de ressemblance entre Moïse et Mahomet, on pourrait en retrouver la plupart chez Musailamah [[« l’imposteur »]] et chez Mani, mais cela ne prouve pas que ces hommes aient été des prophètes. Enfin, Dieu Lui-même a expliqué dans l'Évangile que cette prophétie se rapportait au Christ et non à Mahomet (comparer Deutéronome 18, 15. 19 : « Vous l’écouterez, etc. », avec Matthieu 17, 5 [[« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances : écoutez-le ! »]] ; voir aussi Marc 9, 2 et Luc 9, 35). Jésus explique que ce passage de la Torah et d'autres se rapportent à lui (cf. Jean 5, 46 [[« Si vous croyiez en Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est de moi qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? »]] ; voir Genèse 12, 3 ; 26, 4 ; 18, 18 ; 22, 18 ; 28, 14) ; et Il descendait de Juda (cf. Matthieu 1, 1-16 ; Luc 3, 23-38 ; Hébreux 7, 14) ; Il est né en Israël, Il a passé presque toute Sa vie parmi les Juifs, et c'est vers eux qu'il a d'abord envoyé ses disciples (cf. Matthieu 10, 6) et ensuite seulement aux Gentils (cf. Luc 24, 47 ; Matthieu 28, 18-20). Dans Actes 3, 25-26, la prophétie que nous étudions ici est rapportée très clairement au Christ.
3. Deutéronome 32, 21 : « Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est pas Dieu, ils m’ont irrité par leurs vaines idoles ». Pour les musulmans, ce verset se rapporte aux Arabes, à qui Mahomet fut envoyé ; il ne peut pas, disent-ils, se rapporter aux Grecs à qui furent envoyés saint Paul et les autres Apôtres du Christ, car ils étaient sages et instruits.
Mais on ne peut pas dire que ce verset se réfère à un prophète, quel qu’il soit. Il nous dit comment Dieu appellera les Gentils – pas seulement les Grecs mais aussi les Arabes, les Français et tous les autres – à devenir une fraternité spirituelle unique dans le Christ. Telle est l’explication de ce passage qui est donnée en 1 Pierre 2, 9-10 ; comparer Éphésiens 2, 11-13. Pour ce qui est de la sagesse des Grecs, ce n'était pas une véritable sagesse car ils n'avaient aucune connaissance du Seul Vrai Dieu, alors que le véritable commencement de la sagesse consiste à Le révérer (cf. Psaumes 110, 10 ; Proverbes 1, 7 ; 9, 10). « La sagesse de ce monde est folie devant Dieu » (1 Corinthiens 3, 19).
4. Deutéronome 33, 2 [[« Yahweh est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux de Seïr, il a resplendi de la montagne de Pharan, il est sorti du milieu des saintes myriades ; de sa droite jaillissaient pour eux des jets de lumière »]]. Ici, pour les musulmans, les mots : « Yahweh est venu du Sinaï » se référeraient au moment où Dieu a donné la Loi a Moïse ; « il s’est levé pour eux de Seïr » se rapporterait à la « descente » de l'Injil ; enfin, la phrase : « il a resplendi de la montagne de Pharan » serait une prophétie du don du Coran, car les musulmans disent que l'une des collines proches de La Mecque porte un nom identique.
Mais le contexte montre que, ici, Moïse ne se réfère ni à l'Injil ni au Coran. Il rappelle aux Israélites à quel point la gloire de Dieu était visible lorsqu'ils campaient au pied du mont Sinaï. Sur la carte, on voit que le Sinaï, Seïr et Pharan sont trois montagnes très proches les unes des autres.[5] Elles se trouvent dans la péninsule du Sinaï, à plusieurs centaines de kilomètres de La Mecque. Cela est confirmé par d'autres passages où le mont Pharan est mentionné (cf. Genèse 4, 6 ; Nombres 10, 12 ; 12, 15 ; 13, 3 ; Deutéronome 1, 1 ; 1 Rois 11, 18).
5. Les musulmans affirment que le Psaume 45 se rapporte à Mahomet puisqu’on l'appelle « le Prophète au Glaive », et ils pensent que les versets 3 à 5 [[ « 3. Tu es le plus beau des enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres ; oui, Dieu t’a béni pour toujours ! 4. Ceins ton épée sur ta cuisse, ô héros, dans ta splendeur et ta majesté. 5. Et dans ta majesté avance-toi, monte sur ton char, en faveur de la vérité, de la piété, de la justice ! »]] s’appliquent tout particulièrement à lui.
Mais à cela il y a deux réponses, dont une seule suffirait à réfuter cette théorie. La première est que, au verset 7, nous lisons : « Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à jamais ». Or les musulmans ne prétendent jamais que Mahomet était Dieu. L'autre réponse est que, en Hébreux 1, 8-9, il est très clairement dit que le verset 6 s’adresse au Christ. La « fille du Roi » du verset 14 est l’épouse spirituelle du Christ, c'est-à-dire l'Église chrétienne (comparer Apocalypse 21, 2), et les ennemis vaincus sont Satan et toutes ses armées ainsi que tous les hommes qu’il a poussés à s’opposer à l'Évangile du Christ (voir Apocalypse 19, 11-21). On trouve d'autres prophéties du même genre relatives au Christ dans les Psaumes 2, 72 et 110. Il est probable que ce Psaume se réfère au mariage de Salomon avec la fille de Pharaon (cf. 1 Rois 3, 1), et ce mariage est considéré comme un type de l'union spirituelle entre le Christ et Son Église.
6. Les musulmans affirment aussi que le Psaume 149 est une prophétie relative à Mahomet. Le « cantique nouveau » (verset 1) serait, d'après eux, le Coran, et le « glaive à deux tranchants » (verset 6) conviendrait bien au « Prophète au Glaive ». ‘Ali avait, lui aussi, un glaive de ce genre, qu’il mit au service de Mahomet. Les musulmans pensent que le « roi » mentionné au verset 2 serait Mahomet.
Mais les musulmans ne chantent jamais lorsqu’ils prient, et on ne peut en aucune manière dire du Coran qu'il s'agit d'un « cantique ». Il n’est pas dit que le glaive est entre les mains du « roi » mais dans celle des Israélites, et c'est avec lui qu'ils devaient se venger de leurs ennemis. Dans la première partie de ce verset 2 [[« Mon cœur est agité par un discours exquis ; je dis : "Mon œuvre est pour un roi !" »]], le « roi » est présenté comme le Créateur et, au verset 4, il est appelé le Seigneur. On ne peut en aucune manière dire que Mahomet était roi d'Israël. Et les Israélites ne pouvaient pas non plus « se réjouir » en lui [[v. 16. « au milieu des réjouissances et de l’allégresse »]], comme nous le verrons : il suffit de se rappeler comment Mahomet a traité les Banu Nadhir, les Banu Qainuqa', les Banu Quraizah et d’autres communautés juives.
7. Certains musulmans rapportent le verset 16 du chapitre 5 du Cantique des Cantiques [[« Son palais n’est que douceur, et toute sa personne n’est que charme »]] à Mahomet, pour la simple raison que, en hébreu, le mot mahamaddim, « délices », « douceur » que l’on y lit provient de la même racine.
Mais nous constatons que, en hébreu, ce mot est un nom commun et non pas un nom propre, comme le montre ici son usage au pluriel. Nous retrouvons ce même mot employé comme un nom commun en Osée 9, 6. 16 ; 1 Rois 20, 6 ; Lamentations 1, 10-11 ; 2, 4 ; Joël 4, 5 ; Isaïe 44, 6 ; 2 Chroniques 36, 19 ; Ézéchiel 24, 16. 21. 25. Dans ce dernier passage (Ézéchiel 24, 16 : « les délices de tes yeux » [[traduction de La Bible hébreu-français, traduit du texte original (version massorétique) par les membres du rabbinat français]]), il s'applique à une femme, la femme d’Ézéchiel (comparer verset 18) et au fils et aux filles des Juifs idolâtre (verset 25). Il serait tout aussi logique d'appliquer ce mot à Mahomet ici que dans le Cantique des Cantiques. En arabe, la même racine حمد a donné de nombreux mots, mais qui ne se rapportent pas pour autant à Mahomet. Un musulman ignorant pourrait tout aussi bien affirmer qu'on retrouve le nom de Mahomet dans la sourate 1, Al Fatihah, verset 1 : Al hamdo lillahi Rabbi 'lalamin (« Louange à Dieu, maître de l’univers » [[MK]]). Semblablement, un Hindou pourrait affirmer que les noms de Ram et de quelques autres de ses divinités sont mentionnés dans le Coran parce que, dans la sourate 30, Ar Rum, verset 1, nous lisons غُلِبَتِ الْرّوُمُ – « les Romains ont été vaincus », du fait que les dictionnaires arabes présentent le mot Rum comme dérivant de la racine ram. Ce genre d'argument n'est pas digne d'hommes instruits et pondérés.
8. En Isaïe 21, 7 [[« Et elle (la sentinelle) verra des cavaliers, deux à deux, sur des chevaux, des cavaliers sur des ânes, des cavaliers sur des chameaux »]], les musulmans considèrent que les mots : « des cavaliers sur des ânes[6] » sont une prédiction de la venue du Christ, qui est entré à Jérusalem assis sur un âne, et que les mots : « des cavaliers sur des chameaux » se rapportent à Mahomet parce qu'il se déplaçait toujours à dos de chameau.
Mais le contexte montre que ce chapitre ne se réfère ni au Christ ni à Mahomet. C’est une prophétie de la chute de Babylone, ce que nous apprend le verset 9, et ce passage nous raconte comment des voyageurs portent la nouvelle de la capture de la ville de Babylone et de la destruction de ses idoles, épisode qui a eu lieu sous Darius en 519 av. J.-C., et une fois encore en 513 av. J.-C.
9. Les musulmans croient pouvoir trouver une prophétie relative à Mahomet en Isaïe 42, 1-4 [[« Voici mon serviteur, que je soutiens, mon élu, en qui mon âme se complaît ; j’ai mis mon esprit sur lui ; il répandra la justice parmi les nations. Il ne criera point, il ne parlera pas haut, il ne fera pas entendre sa voix dans les rues. Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas la mèche prête à mourir. Il annoncera la justice en vérité ; il ne faiblira point, il ne se laissera pas abattre, jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre, et les îles seront dans l’attente de sa loi. »]].
Mais à en croire les récits que nous rapportent Ibn Hishâm, At Tabari, Ibn Athir, Katib al-Waqidi, le Rawzat-us-Safa (« jardin de pureté ») et d'autres œuvres et auteurs mahométans, cette description d'un homme bon et pacifique ne s'applique pas à celui qui est appelé « le Prophète au Glaive ». En outre, en Matthieu 12, 15-21, il nous est clairement dit que cette prophétie se rapporte au Christ et qu'elle s'est accomplie en Lui. La foi chrétienne, c’est celle des « îles » et des côtes de la Méditerranée, dont il est essentiellement question au verset 4.
10. Dans ce même chapitre (Isaïe 42), aux versets 10 à 12, il est fait mention de Cédar et, pour certains, ce mot se rapporte aux Arabes et donc à leur conversion à l'islam.
Mais le « cantique nouveau » dont il est question au verset 10 ne peut guère se rapporter au nouveau culte instauré par les musulmans, surtout du fait qu’il n'est pas permis d'y chanter. Sans doute Cedar était-il le nom de l'une des tribus arabes, mais un bon nombre de ces tribus (Himyar, Ghassan, Rabi'ah, Najran, Hirah, etc.) avaient adopté le christianisme avant d'être contraintes à se convertir à l'islam, sous peine d’être expulsées d'Arabie. Sans doute redeviendront- elles chrétiennes un jour. Ces versets s'inscrivent dans le prolongement de ce qui est dit aux versets 1 à 4 et doivent se rapporter à la diffusion du christianisme jusqu’en Arabie, dans la mesure où il nous est dit qu'il se répandra dans les « îles » et parmi « ceux qui naviguent sur la mer » (verset 10). L'expression : « mon serviteur », au verset 1, est expliqué au chapitre 49, 3, selon lequel il signifie « Israël », c'est-à-dire, sans aucun doute, l'« Israël de Dieu »[7], c'est-à-dire ceux qui croient au Christ. Lui-même est la « tête du corps, l'Église »[8]. C'est pourquoi, à propos d'Isaïe 52, 13 [[« Voici que mon Serviteur prospérera ; il grandira, il sera exalté, souverainement élevé »]], les anciens commentateurs juifs expliquent que cette expression particulière se réfère au Messie Promis. Le Christ est venu d'Israël, et Il l’a représenté, ce qui ne fut pas le cas de Mahomet.
11. Les musulmans affirment aussi qu'Isaïe 53 se rapporte à Mahomet parce que : (1) étant né en Arabie, il était « un rejeton qui sort d’une terre desséchée » (verset 2) ; (2) « on lui a donné son sépulcre avec les méchants » (verset 9) parce que Mahomet fut enterré à Médine ; (3) les mots : « il verra une postérité » (verset 10) ont été accomplis pour ce qui le concerne ; (4) il a effectivement « partagé le butin avec les forts » (verset 12), c'est-à-dire avec les Ansars ; (5) il a accompli les mots : « il a livré son âme à la mort » (verset 12) puisque, indubitablement, il est mort alors que de nombreux musulmans nient que le Christ soit mort et considèrent qu'Il est monté au ciel sans mourir.
Mais (1) les versets 5 à 8 dans leur totalité ne conviennent absolument pas à Mahomet ni à quiconque d'autre que le Christ ; (2) la moitié des versets 9 et 12 ne peuvent en aucune manière s'appliquer à Mahomet ; (3) pour ce qui est de partager le butin, cela devait se faire après la mort, ce qui est vrai, dans un sens spirituel, du Christ (puisque, effectivement, ce ne fut qu'après Sa Résurrection et Son Ascension que les Gentils commencèrent à entrer dans son Royaume), mais non pas de Mahomet ; (4) on ne comprend pas bien pourquoi les Ansars, les membres de la tribu qui habitait Médine, qui ont reçu Mahomet et se sont battus pour lui, devraient être qualifiés de « méchants » plutôt que la population de la Mecque, qui l'a rejeté ; (5) toutes les parties de la prophétie ont été spirituellement accomplies dans le Christ alors qu'un bon nombre de passages de cette prophétie ne peuvent en aucune manière se rapporter à quiconque d’autre, et surtout pas à un guerrier victorieux tel que Mahomet. En outre, les anciens commentateurs juifs considéraient ce chapitre comme une prophétie relative au Messie promis. L'ensemble du Nouveau Testament montre comment cette prophétie et la prophétie identique que l'on trouve dans le Psaume 22 ont été accomplies dans le Christ, et uniquement en Lui.
12. Isaïe 54, 1 [[« Pousse des cris de joie, stérile, qui n’enfantais pas ; éclate de joie et d’allégresse, toi qui n’as pas été en travail, car les fils de la délaissée sont plus nombreux que les fils de celle qui avait un époux, dit Yahweh. »]] est censé être une prophétie de la naissance de Mahomet, qui appartiendrait à la descendance d'Ismaël. Ce verset prédirait que bien d'autres gens deviendraient ses disciples et seraient ainsi amenés à Dieu, en bien plus grand nombre que ceux qui ont été convertis par tous les prophètes d'Israël.
En réalité, cependant, cette prophétie a deux sens : un sens littéral et un sens spirituel. Le sens littéral est que les juifs seront délivrés de Babylone et ramenés à Jérusalem. Cela s'est passé sous le règne de Cyrus, qui a commencé en 536 av. J.-C. Le sens spirituel nous est enseigné par saint Paul en Galates 4, 21-31. Nous y voyons qu'elle a été accomplie lorsque les Gentils qui, longtemps, furent plongés dans l'idolâtrie et éloignés de Dieu, ont commencé à recevoir l'Évangile du Christ. En outre, et soit dit en passant, saint Paul précise dans ce passage que les descendants d’Agar ne devaient pas être préférés à la descendance spirituelle de Sarah.
13. Isaïe 63, 1-6. [[« 1. Qui est celui-là qui vient d’Édom, de Bosra en habits écarlates ? Il est magnifique dans son vêtement, il se redresse dans la grandeur de sa force. – C’est moi, qui parle avec justice, et qui suis puissant pour sauver. – 2. Pourquoi y a-t-il du rouge à ton vêtement, et tes habits sont-ils comme ceux du pressureur ? – 3. Au pressoir j’ai foulé seul et, parmi les peuples, personne n’a été avec moi. Et je les ai foulés dans ma colère, piétinés dans ma fureur ; le jus en a jailli sur mes habits, et j’ai souillé tout mon vêtement. 4. Car un jour de vengeance était dans mon cœur, et l’année de ma rédemption était venue. 5. J’ai regardé, et personne pour m’aider ; j’étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m’a sauvé et ma fureur m’a soutenu. 6. J’ai écrasé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés de ma fureur, et j’ai fait couler leur sang à terre. »]] Les musulmans disent que le guerrier dont il est ici question est Mahomet, qui fut « le Prophète au Glaive ». Ils pensent que la ville de Bosra mentionnée au verset 1 est la célèbre cité de Basra.
Mais le verset 1 montre que Bosra est en Édom ; cette ville s'appelle actuellement Al Busairah et elle se trouve un peu au sud de la Mer Morte. Si nous comparons le verset 5 avec Isaïe 59, 15-16, nous voyons que le guerrier dont il est question est le Seigneur des armées en personne, qui a châtié Édom pour ses péchés. On retrouve cette image dans l'Apocalypse, au chapitre 19, 11-16, où il est expliqué que le guerrier est le Kalimatu'llah qui, à la fin, châtiera les méchants et mettra tous ses ennemis sous ses pieds (cf. 1 Corinthiens 15, 25).
14. Isaïe 65, 1-6. [[« 1. Je me laissais rechercher de qui ne me demandait pas ; je me laissais trouver de qui ne me recherchait pas ; je disais : "Me voici ! Me voici !" à une nation qui ne portait pas mon nom. 2. J’étendais mes mains tout le jour vers un peuple rebelle, vers ceux qui marchent dans la foi mauvaise, au gré de leurs pensées ; 3. vers un peuple qui me provoquait en face, sans arrêt, sacrifiant dans les jardins, brûlant de l’encens sur des briques, 4. se tenant dans les sépulcres et passant la nuit dans des cachettes, mangeant de la chair de porc et des mets impurs dans leurs plats, 5. disant : "Retire-toi ! Ne m’approche pas, car je suis saint pour toi !" Ceux-là sont une fumée dans mes narines, un feu qui brûle toujours. 6. Voici, c’est écrit devant moi : "Je ne me tairai point que je n’aie rétribué, 7. rétribué dans leur sein vos iniquités, avec les iniquités de vos pères, dit Yahweh, qui ont brûlé l’encens sur les montagnes et m’ont outragé sur les collines ; je leur mesurerai dans le sein le salaire de leur conduite passée". »]] Les musulmans affirment que ce passage est une prophétie de la conversion des Arabes à Mahomet. Le deuxième verset et les suivants parleraient des péchés des juifs et des chrétiens, à cause desquels ils auraient été rejetés par Dieu.
En réalité, cependant, le verset 1 est une prophétie de la conversion au Christ d’un grand nombre de Gentils : les péchés de certains des juifs sont mentionnés dans les versets 2 à 6, mais les versets 8 à 10 [[« 8. Ainsi parle Yahweh : "De même que, trouvant du jus dans une grappe, on dit : ‘Ne la détruis pas, car il y a là une bénédiction’, ainsi agirai-je avec mes serviteurs, afin de ne pas tout détruire. 9. Je ferai sortir de Jacob une postérité, et de Juda un héritier de mes montagnes ; mes élus le posséderont, et mes serviteurs y habiteront. 10. Et Saron servira de parc aux brebis, et la vallée d’Anchor de pâturage aux bœufs, pour mon peuple qui m’aura recherché". »]] nous disent que, à la fin, il ne rejettera pas la nation juive dans sa totalité (comparer Romains 11). Dans ce passage, il n'est pas question des chrétiens, et pas un mot ne se rapporte à Mahomet.
15. De l'avis de certains musulmans, Daniel 2, 44-45 [[« 44. Dans le temps de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et dont la domination ne sera point abandonnée à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera à jamais, 45. selon que tu as vu qu’une pierre a été détachée de la montagne, non par une main, et qu’elle a brisé le fer, l’airain, l’argile et l’or. »]] contient une prophétie relative à la montée en puissance et à l’expansion de l'islam. Ils disent que les quatre royaumes mentionnés dans ce chapitre sont l'empire chaldéen, l'empire mède, l'empire kayanien (ou perse) et l'empire macédonien. Alexandre le Grand a ébranlé l'empire perse mais celui-ci a repris des forces sous les Sassanides. Parfois fort, parfois faible, il s'est maintenu jusqu'à la naissance de Mahomet, à l’époque de Kushrau Anushiravan. Mais, peu après la mort de Mahomet, les armées musulmanes renversèrent l’empire perse, conquirent la Perse, la Mésopotamie et la Palestine et « remplirent toute la terre » (cf. versets 44-45).Pourtant, cette explication ne correspond pas à la réalité historique, pour plusieurs raisons : (1) il n'y a pas eu d'empire mède après l'empire babylonien (Darius le Mède – Daniel 5, 31 ; 6 ; 9, 1 – « fut fait roi » uniquement de Chaldée, c'est-à-dire de la région autour de Babylone ; il n'a régné que moins d'une année et fut vice-roi de Cyrus le Grand) et, par conséquent, le second empire fut l'empire perse (cf. Daniel 8, 3-4. 20) ; (2) l'empire macédonien fut le troisième empire (cf. Daniel 8, 5. 7. 21) ; (3) le quatrième empire fut l'empire romain (cf. Daniel 2, 40), lequel fut le plus grand de tous et que la version musulmane de l'histoire ignore totalement ; (4) l'empire perse revitalisé par les sassanides pourrait être considéré comme le cinquième empire, ou éventuellement comme le troisième, mais ne peut en aucun cas être le quatrième, et pourtant cette prophétie se rapporte à ce qui s'est passé au cours du quatrième empire (cf. Daniel 2, 40. 44 ; 7, 7. 19. 23). C'est l'empire macédonien qui fut le troisième empire, et non le quatrième, ce que prouve ce qui est effectivement dit de lui, parce que c’est lui qui a renversé l'empire perse (cf. Daniel 8, 5. 7. 21) et, après la mort d'Alexandre, il fut divisé en quatre (cf. Daniel 8, 8. 22) ; à partir de là, il perdit progressivement toute son importance et fut finalement englouti par l'empire romain. C'est au temps de l'empire romain, qui dominait alors la presque totalité du monde civilisé, que le Christ est né dans une partie de cet empire. Le royaume qu'Il a établi n'était pas « de ce monde » (cf. Jean 18, 36 ; Luc 1, 31-33 ; Daniel 7, 13-14. 27) et il ne s'est pas imposé par le glaive, à la manière de tous les royaumes de ce monde. Le Christ se donnait pour titre : « le Fils de l'Homme », montrant ainsi qu'Il était la personne mentionnée en Daniel 7, 13 [[« Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées vint comme un Fils d’homme… »]]. C'est à Lui qu’appartient le Royaume qui est présenté comme la pierre qui a empli la totalité de la terre (cf. Daniel 2, 45). Lorsqu'Il reviendra, tous les genoux fléchiront devant lui (cf. Philippiens 2, 9-11).
16. Habacuc 3,3 [[« Dieu vient de Théman, et le Saint de la montagne de Pharan (Séla). Sa majesté a couvert les cieux et la terre a été remplie de sa gloire. »]] Les musulmans semblent penser que « le Saint de la montagne de Pharan » était Mahomet. Mais nous constatons que ce verset dit ensuite : « Sa majesté a couvert les cieux, et la terre a été remplie sa gloire » ; l'emploi, dans ce passage, du pronom au singulier montre clairement que le « Saint » est Dieu, qui est mentionné au début de ce verset.
Nous avons déjà vu que le mont Pharan se trouve dans la péninsule du Sinaï et non pas à proximité de la Mecque. Théman était un district et une ville d'Édom, et la ville qui porte ce nom n’est pas très éloignée de Sela (Petra), à quelques jours de voyage au sud de Jéricho. Le mont Pharan et le mont Théman étaient donc proches l'un de l'autre, et tous deux, en fait, se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres au nord de la Mecque et beaucoup plus proches de Jérusalem. Il est dit que Théman descendait d’Ésaü, père des Édomites (cf. Genèse 36, 11. 19), et cela confirme ce que nous enseignent les historiens, les géographes et les prophètes (cf. Jérémie 49, 5. 20 ; Ezéchiel 25, 13 ; Amos 1, 11 ; Abdias, versets 8-10) à propos de la situation de la ville qui portait ce nom. Si, après tout cela, des théologiens musulmans persistent à affirmer que Théman a un quelconque rapport avec l'islam, nous devons leur demander de remarquer comment, dans Abadie, Dieu menace de détruire complètement Théman [[« 8. Est-ce qu’en ce jour-là – oracle de Yahvé – je n’ôterai pas d’Édom les sages, et de la montagne d’Ésaü l’intelligence ? 9. Tes guerriers, ô Théman, seront dans l’épouvante, afin que tout homme soit retranché de la montagne d’Ésaü ». Mais nous, les chrétiens, nous n'appliquons pas cette prophétie à l'islam parce que nous savons qu’il n’y a absolument aucun rapport entre l'islam et Théman.
17. Aggée 2, 7 [[« J’ébranlerai toutes les nations, et les trésors de toutes les nations viendront ; je remplirai de gloire cette maison, dit Yahvé des armées »]]. Ici, des musulmans prétendent que l’expression : « les trésors [[anglais : « le désir » ; La Bible hébreu-français : « les délices »]] de toutes les nations » se rapporte à Mahomet parce que le mot hébreu qui signifie « désir, délices » (חמדּה hemdah — حمداة) dérive de la même racine que le nom « Mahomet ».
Mais on admet par ailleurs que, même en arabe, tous les mots qui proviennent de cette racine ne se rapportent pas nécessairement à Mahomet, et moins encore les mots hébreux qui en dérivent aussi. On retrouve ce mot hemdah en Daniel 11, 37 : « les délices des femmes », où il se rapporte probablement à de faux dieux adorés par les païens. Logiquement, nous ne pouvons donc pas fonder un quelconque argument sur la forme de ce mot. On ne peut pas démontrer non plus que les nations du monde « désiraient » la venue de Mahomet car, du point de vue des pays conquis, on ne peut guère considérer que la conquête mahométane de nombreux pays ait pu être une chose désirable, même si les Arabes désiraient, eux, faire de telles conquêtes. « Le désir [[les délices, les trésors]] de toutes les nations » peut avoir plusieurs sens : (1) « les choses désirables de toutes les nations », ce qui se rapporterait à l'argent et à l'or mentionnés au verset 8 ; (2) « le choix de tous les Gentils », c'est-à-dire « l'élection de la grâce » (cf. Romains 11, 5) parmi eux, c'est-à-dire l'Église chrétienne ; ou encore (3) le Seigneur Jésus-Christ lui-même, qui est effectivement venu dans Son Temple et qui, à Jérusalem, par l'Expiation qu'Il a faite, a donné la paix à Son peuple (cf. Aggée 2, 9 ; Malachie 3, 3 ; Matthieu 12, 6. 41-42 ; Luc 24, 36 ; Jean 14, 27 ; 16, 33 ; 20, 69. 21. 26).
De leur côté, pour fonder les arguments qu'ils avancent pour étayer leurs propres idées, les chiites s’appuient eux aussi sur quelques passages de l’Ancien Testament. Il est vrai que les sunnites ne sont pas d'accord avec eux ; néanmoins, il peut être utile de prendre ces arguments en considération parce qu’en réalité, sur le fond, ils sont tout aussi solides ou tout aussi instables que tous ceux que nous avons déjà vus.
18. Les chiites disent que Genèse 17, 20 : « Il engendrera douze princes » est une prophétie des douze imams dont ils considèrent qu'ils sont les successeurs légitimes de Mahomet.
Pour répondre à cette affirmation, il suffit de se rapporter à Genèse 25, 13-16, où nous lisons que la promesse a été accomplie dans les douze fils nés à Ismaël, dont les noms sont donnés, et qui sont expressément appelé « douze princes » à la fin du verset 16.
19. Les chiites considèrent aussi que Jérémie 46, 10 : « Car c'est un sacrifice pour le Seigneur Yahvé des armées, au pays du septentrion, sur le fleuve de l'Euphrate » est une prophétie du meurtre de Hussein à Karbala ; ils croient que, d'une certaine manière, sa mort fut un sacrifice pour le péché et une expiation.
Mais le second verset de ce même chapitre affirme qu'il se rapporte à « l’armée du pharaon Néchao, roi d'Égypte, qui était près du fleuve de l'Euphrate, à Carchémis, et que battit Nabuchodonosor, roi de Babylone, la quatrième année de Joakim, fils de Josias, roi de Juda », en 606 av. J.-C. Pour quelque musulman que ce soit, il apparaît difficile de supposer que le massacre d'une armée d'Égyptiens – qui, à l'époque, étaient des païens – fut une expiation pour le péché. Le mot qui est traduit ici par « sacrifice » signifie aussi « massacre » (comme le prouve des passages tels que Isaïe 34, 6-8 ; Ezéchiel 39, 17-21 ; Sophonie 1, 7-

. Outre tout cela, Jérémie n'aurait en aucune manière pu dire que le Karbala se trouvait « dans le pays du Nord (au septentrion) ».
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[1] Nombre des passages que nous étudions ici sont cités dans le Izharu'l Haqq et sont expliqués très en détail dans le Ibhatu'l Mujtahidin, dans les cinq volumes du Hidayah et dans d’autres ouvrages d’auteurs chrétiens.
[2] Remarquons bien, car c’est d’une importance extrême, qu’il s’agit là d’une réfutation complète de l’argument musulman. Comparer la sourate 7, versets 63 [[DM 65]], 71 [[DM 73]] et 83 [[DM 85]], où Houd fut envoyé aux ‘Ad, Calih aux Thamoud et Chu’aïb aux gens de Madian et où chacun d’eux est appelé « leur frère », alors que chacun d’eux s’adresse à ceux à qui il est envoyé en leur disant : « Ô mon peuple ») ; cf. sourates 7, 57 ; 11, 27. 30. 52. 64. 85 ; 26, 105-106. 123-124. 141-142. 176-177.
[3] Ceux de Moïse sont évoqués dans le Coran (sourate 7, 101-116. 160).
[4] Voir chapitre 5 ci-après.
[5] On trouvera une réponse complète in : Ibhatu'l Mujtahidin, pp. 84 sq.
[6] [Peut-être le mot juste serait-il plutôt : « une troupe montée sur des ânes ».]
[7] Gal. 6, 16.
[8] Col. 1, 18